02.04.2009

Conseil municipal : le roi règne

Spectacle à la mairie...

Billet d'humeur
C'est un spectacle étrange, une réunion du Conseil Municipal... Le roi y règne, c'est son pouvoir : ce qu'il voudra, il l'obtiendra. Un peu plus d'indemnités pour lui-même ? Ce sera oui... Un peu moins de subventions à de grandes associations culturelles ? Ce sera encore oui... Le transfert coûteux et non urgent de l'hôtel de ville vers l'ancien tribunal ? Ce sera toujours oui...

Là-bas, loin du roi, vers sa gauche, l'opposition s'oppose... Elle tente, interroge, conteste, propose. Mais le roi veille : une boutade par-ci, un dénigrement par là, faire rire, surtout faire rire... L'important n'est-il pas de parler, d'occuper le terrain, de remplir le temps qui passe ? « Nous allons noyer les épinards dans du beurre » Ah ! Ah !... Quelle belle construction de l'esprit !... Et puis aussi les silences, beaucoup de silences... Des durées d'emprunts - 36 ans - trop longues et trop coûteuses ? Silence ! Des engagements de campagne sur le logement, non tenus ? Silence !... C'est un art de régner ! Il y faut quelques atouts, un peu de mauvaise foi, des zestes d'arrogance...

Autour de lui, dans la majorité, les conseillères et conseillers ont débrayé et l'oeil qui erre. Qu'entendent-ils dans ce déboulé de chiffres rapidement déblatérés ? Ne pas lever la main se disent-ils aux deux seules questions qui sont posées : " qui est contre ? " et " qui s'abstient ? " « surtout ne pas lever la main, le roi fera le reste... »

C'est un spectacle étrange, une réunion du Conseil Municipal... Les « pour » se taisent, les « contre » lèvent la main, le débat est absent, la démocratie n'est plus qu'une série de rites et le roi... règne !

La mouche du plafond                   

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26.03.2009

Récidiviste

Communiqué de Michel Teychenne, député Européen PS du Grand Sud Ouest

Le mercredi 25 mars à Strasbourg en séance plénière du Parlement européen, Le Pen a récidivé en répétant ses propos sur « les chambres à gaz, détail de l'histoire », provoquant un tollé sur les bancs de la gauche et de la droite. En perte de vitesse, son parti divisé et ruiné, le vieux leader d'extrême droite a une fois de plus usé de provocation, jouant avec le négationnisme afin d'essayer de lancer sa campagne électorale pour les élections européennes et de faire parler de lui.

Michel Teychenné condamne avec la plus grande vigueur l'attitude et les propos de Le Pen, qui instrumentalise sans vergogne les camps de concentration, les chambres à gaz et les millions de morts juifs bien sûr, mais aussi résistants, démocrates, homosexuels, tziganes... massacrés par le régime nazi.  Le Pen a franchi un pas de plus dans l'abjection.

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08.12.2008

Toute ressemblance....

Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide. L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé.

Victor HUGO dans " Napoléon, le petit "

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30.10.2008

Deux planètes seront nécessaires en 2030

L'homme ne peut continuer à gaspiller les ressources naturelles au rythme actuel, montre le rapport « Planète vivante » publié par le WWF. Les espèces sauvages ont régressé d'un tiers depuis les années 1960 et notre « empreinte écologique » dépasse la capacité de régénération de la planète de 30 %.

Epuisement des écosystèmes
La surexploitation augmente et les écosystèmes s'épuisent, provoquant déforestation, pénurie d'eau, déclin de la biodiversité et réchauffement climatique. Si rien n'est fait, en 2030 nous aurons besoin de deux planètes pour satisfaire les demandes en biens et services de l'humanité. « La récession financière actuelle ne sera rien en comparaison de la menace d'un resserrement du crédit écologique », assène le rapport.

En savoir plus
http://www.wwf.fr/?gclid=CK3Jn9K7zpYCFQVKtAodDnCe...

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29.10.2008

Jean-Marc Sylvestre prendra-t-il sa carte à la CGT ?

Un héraut du libéralisme

Auditeurs fidèles de France Inter, je ne sais pas si vous vous êtes rendus compte que nos matins n'étaient plus bercés par la douce voix de Jean-Marc Sylvestre qui dès 7 h 20 chroniquait l'économie (libérale, très libérale...). Sa caractéristique majeure était d'expliquer que l'économie n'était pas soumise à l'influence de la pensée humaine mais plutôt une science naturelle, ce qui aujourd'hui est assez peu populaire. Combien de chroniques sur le poids, la lourdeur de l'Etat et des services publics ? Combien de chroniques sur les vertus de la dérèglementation ? Sur la libération des énergies du travail étouffées par la lourdeur administrative du Code du Travail ?

Toujours en verve, Mr Sylvestre précisait dans un entretien à VSD du 20/01/2005  que « Le libéralisme n'est pas une construction intellectuelle comme le marxisme : le monde a été créé ainsi. [...] C'est le meilleur système. La guerre économique fait moins de victimes que les guerres militaires ou religieuses. Le libéralisme est inscrit dans la nature humaine, parfois violente et injuste. ».

Bref, il nous manque aujourd'hui notre petite dose d'adrénaline matinale, cette petite colère qui nous faisait nous mettre en route pour une bonne journée.

Sauvé par le service public de santé

Parcours atypique et éclectique, JM. Sylvestre continue sa mission sur LCI ou TF1 tard le soir. Après un accident, il avait pourtant fait amende honorable, sauvé qu'il était par un système de santé français qu'il trouvait alors formidable. Le répit fut de courte durée et très vite le naturel a repris le dessus.

Mise à l’écart

Aujourd'hui Jean Marc Sylvestre n'est plus sur France Inter. Il a beaucoup de mal à digérer sa mise à l'écart de l'antenne de l'une des matinales les plus écoutées de France. Il était, comme la majorité des chroniqueurs, en contrat CDD depuis de nombreuses années. Aussi il a décidé d'attaquer la direction de France Inter aux prud'hommes afin de faire re-qualifier ses CDD successifs en CDI et,  de ce fait,  pouvoir toucher des indemnités de licenciement proportionnelles à son ancienneté.

    Voilà le Code du Travail et les conventions collectives bien utilisés par leur principal pourfendeur...

PB

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28.10.2008

Sarkozy en Europe : le tout à l'égo

"Suis-je devenu socialiste ? Peut-être." Cette déclaration devant le Parlement européen du président de la République française et du président, hautement temporaire, de l'Union européenne pourrait faire éclater de rire si la situation n'était pas si grave. Certes, Nicolas Sarkozy ne revendique pas d'être socialiste français, ce qui en dit long sur sa conception très particulière de l'"unité nationale" : même en temps de présidence européenne, le chef de l'UMP ne peut s'empêcher de continuer à faire un peu de politique politicienne.

Le président français est-il vraiment devenu un socialiste européen ? S'est-il par exemple rendu à la grande réunion du Parti socialiste européen qui rassemblait en juillet à Vienne les militants des partis socio-démocrates et socialistes de toute l'Europe ? Nous ne l'y avons pas vu. A moins que nous ne l'ayons pas reconnu dans la foule des camarades britanniques, autrichiens, italiens, hollandais, hongrois... tout autant que luxembourgeois, tchèques et suédois ?

Qu'auraient d'ailleurs dit ces socialistes venus de toute l'Europe pour travailler ensemble à un programme commun pour les prochaines élections européennes de 2009 s'ils avaient su que ce même Nicolas Sarkozy estimait - d'après son entourage - que la République tchèque et la Suède n'étaient pas au niveau pour présider l'Union européenne l'année prochaine et qu'il était donc irresponsable de leur laisser seules cette tâche ? Qu'il était nécessaire de doubler les futures présidences thèque et suédoise de l'Union d'un Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro ?

Que l'utilité de Jean-Claude Juncker, le premier ministre luxembourgeois, qui préside l'Eurogroupe, se volatilisait en l'espace d'un discours ? Qu'il fallait, par la force si nécessaire, imposer à tous nos partenaires européens que la France assume cette présidence pour douze mois supplémentaires ? Qu'il n'y avait à vrai dire que Nicolas Sarkozy en personne, et nul autre, à être de taille à sauver l'Europe ?

Que la seule rivalité que notre président voulait bien accepter en la matière était la compétence britannique, sans doute parce que contraint d'admettre que son plan de sauvetage n'était qu'une copie de celui imaginé par Gordon Brown. Et que, malgré quarante années d'efforts diplomatiques, le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes pouvait d'un revers de main balayer la légitimité de deux nations sans que cela s'apparente à un putsch ?

Pour poursuivre son rêve de se comporter en maître du monde - de l'Europe en tout cas -, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à montrer son mépris des "petites" nations européennes, son peu d'estime pour les institutions européennes, il néglige une fois de plus l'Allemagne, il ose inventer une instance qui n'existe pas pour prolonger l'expérience enivrante qu'il vit à travers la présidence de l'Union européenne.

Nos camarades tchèques et suédois auraient été scandalisés s'ils avaient découvert un tel socialiste européen dans leurs rangs. A vrai dire, c'est l'ensemble des Européens qui peut l'être. Car la suffisance française a toujours agacé, mais n'avait pas encore atteint ce point, qui déstabiliserait le travail commun. Les incohérences de notre président n'avaient, jusque-là, fait qu'activer quelques plumes acerbes, notamment outre-Rhin ou outre-Manche.

COLÈRE OU COMMISÉRATION
Mais face à un tel déni de reconnaissance mutuelle, face à un tel narcissisme, la réponse sera celle de la colère... ou de la commisération. La présidence française de l'Europe ne manque pas d'énergie - même si elle n'a pas brillé par sa rigueur.

Plutôt que de laisser libre cours à sa mégalomanie, M. Sarkozy ferait mieux de penser à faire avancer les dossiers de fond - à commencer par le développement durable, l'énergie, le redémarrage de l'Europe politique - et de préparer la nécessaire relance européenne face à la récession qui nous touche. Une présidence de l'Union européenne est toujours un maillon dans une chaîne, elle hérite du travail de ceux qui l'ont précédée et passe le relais à ceux qui lui succèdent : le président français devrait être moins préoccupé de son ego, et davantage de la cause de l'Europe.

Non, M. Sarkozy, vous n'êtes pas devenu un socialiste européen, vous n'êtes pas même réellement un Européen conséquent. Un Européen sait dire en face à ses partenaires s'il est en désaccord avec telle ou telle politique. Mais aucun Européen ne se permettrait d'évincer un pays de l'Union, ou de penser que seul le président français serait au niveau pour présider aux destinées de l'Europe.

Un socialiste européen se bat contre le repli sur soi, comme François Mitterrand nous y avait exhortés en 1995 devant le Parlement européen, afin de construire une Europe qui nous éloigne des "politiques aventureuses du chacun pour soi et de l'isolationnisme". Quand, en 1984, ce même François Mitterrand saisit la main d'Helmut Kohl à Douaumont, il ne le fit pas pour lui, il le fit pour l'histoire de deux peuples et le devenir de l'Europe. Quelle main européenne jugez-vous encore digne d'être saisie par vous, M. Sarkozy ?

Pierre Moscovici, député (PS) du Doubs ; Karine Berger, économiste, membre du Conseil national du PS ; Valérie Rabault, économiste, secrétaire de section.

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09.10.2008

BERNARD CARAYON SERAIT-IL VEXE ?

On peut lire dans le Monde du 26 Septembre un article sur le fichage des RG dans le cadre du débat sur le fichier EDVIGE

Le journaliste a interviewé 5 personnalités qui ont ces derniers mois demandé à consulter leur fiche au RG, dont Bernard Carayon. On peut y lire sa déception. D’une part, il n’y pas grand-chose sur sa fiche : ses états de services ne sont pas tous mentionnés. D’autre part le fichier précise « fils d’un haut fonctionnaire châtelain… ». Sur ce point Bernard Carayon, n’est vraiment pas content : « mon père avait certes une grande maison, mais ce n’était pas un château ». Nuance.

Pour conclure, le journaliste, le trouve à la limite de la vexation « Bernard Carayon rouspète contre les trous dans son dossier ». Il faut dire que son dossier fait pauvre figure à côté de celui de Jean François Kahn qui comprend plus de 800 pages. Chaque livre et article de JFK sont analysés par les RG, la moindre réunion qu’il tient en province fait l’objet d’un rapport détaillé.

A côté de cela, le rapport du maire de Lavaur sur l’intelligence économique n’est même pas indiqué dans son dossier.  Vexé notre député maire.

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03.10.2008

Les maires dénoncent les attaques contre les petits hôpitaux

Martin MALVY Président du Conseil Régional Midi-Pyrénées et de l’Association des Petites Villes (APV), est excédé par les campagnes médiatiques qui dénoncent régulièrement le coût de fonctionnement des petits hôpitaux et mettent en cause la qualité des soins qui y sont dispensés. « Ce sont des arguments fallacieux », assène-t-il. Il en veut notamment pour preuve le fait que le seuil d’économies d’échelle se situerait à un niveau assez bas, de l’ordre de 200 lits, et que la taille idéale d’une structure hospitalière irait jusqu’à 650 lits. Ce qui contredit les affirmations selon lesquelles les concentrations sont source d’économies. A ses yeux, ces accusations infondées ne visent ni plus ni moins qu’à justifier les fermetures de services actifs (médecine, chirurgie, obstétrique) qui tendent à réduire les hôpitaux de petites villes (de 3.000 à 20.000 habitants) en simples établissements de long séjour. Une évolution dangereuse qui va à l’encontre du principe de l’accessibilité des soins pour tous, tant financièrement que géographiquement, avertit le Livre blanc que l’association a rendu public hier, alors que Roselyne Bachelot,  Ministre de la Santé, doit présenter à la fin du mois son projet de loi «Hôpital, patients, santé, territoire ». Le manifeste rappelle aussi que les structures sanitaires, tant publiques que privées, « doivent être complémentaires et non concurrentes ». Fermer des services dans de petits établissements hospitaliers ne fait « qu’engorger davantage les grands hôpitaux déjà surchargés », explique Martin Malvy pour défendre aussi le principe de subsidiarité cher aux petites villes : «A coût et niveau de sécurité équivalents, tous les actes qui peuvent être effectués au niveau local doivent l’être. »

La place des élus. L’APVF n’a pas d’opposition de principe au projet de loi Bachelot. Elle demande toutefois à ce que, par exemple, la mise en place des nouvelles communautés hospitalières (réseau d’établissements) avec un hôpital référent) se fasse avec prudence. «Elles ne doivent pas servir à recomposer l’offre territoriale au détriment des petits hôpitaux », insiste Martin Malvy. Un danger qui pourrait être écarté en accordant aux élus une place centrale dans des enceintes comme les futurs conseils de surveillance des hôpitaux, ou encore au sein des agences régionales de santé.

L’APVF suggère encore l’instauration d’un plan national d’installation du personnel médical dans les zones sous-équipées, un développement plus large de la télémédecine. Enfin, elle souhaiterait que les petits hôpitaux ne soient pas soumis aux mêmes contraintes de rentabilité que les gros établissements. Autrement dit, que soit aménagée la tarification à l’activité (T2 A) de façon à ce que soient pris en compte des frais de structure qui pèsent proportionnellement plus dans les petits que dans les gros hôpitaux.

Source : les Echos du 2/011/2008

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TAXATION DES COMPLEMENTAIRES SANTE

Jean Pierre DAVANT, Président de la Mutualité Française
(extrait d'un entretien au journal Les Echos du 3/10/2008)

Quel jugement portez-vous sur le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2009 ?

Le déficit de l’assurance-maladie reste énorme. C’est la preuve que la réforme de 2004 a complètement échoué. Je ne suis pas certain que le projet de loi pour 2009 soit à la hauteur de la gravité de la situation. On ne peut pas continuer à boucler les comptes à coups d’expédients, finalement totalement inopérants. Il faut restructurer le système de santé français en profondeur.

Vous faites allusion au prélèvement supplémentaire d’un milliard d’euros sur les complémentaires santé...

C’est une solution ridicule par rapport à l’ampleur des dysfonctionnements du système d’assurance maladie obligatoire. Et, au bout du compte, elle pénalisera les citoyens. Ce que je n’admets pas c’est que le gouvernement parle d’un reversement et refuse de reconnaître qu’il s’agit d’une nouvelle taxation, qui augmente les prélèvements obligatoires. Une taxe est une taxe, et le terme figure noir sur blanc dans le projet de loi. L’Etat doit assumer ses responsabilités et arrêter de dire n’importe quoi.

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01.10.2008

Jacques ATTALI : prendre des mesures structurelles

Extraits d'une interwiev sur France-Inter le 1/10/2008

 

« Il faut maintenant prendre des mesures urgentes, structurelles pour que ça ne se reproduise pas :

-          que les banques n’aient plus le droit de spéculer à terme sur des opérations sans fondement avec l’économie réelle, autrement dit que le marché à terme soit réservé aux entreprises qui vendent réellement des produits (NDLR : sur 100 dollars échangés en bourse, 2 seulement correspondent à de la production !)

-          que les 50 plus grandes banques mondiales, sous la pression des gouvernements mais aussi dans leur intérêt,  fassent une déclaration solennelle suivie d’effet, selon laquelle elles ne travailleront plus d’aucune façon avec une institution financière située dans un paradis fiscal… C’est l’esquisse de ce qui sera un jour une gouvernance mondiale… nécessaire et tout à fait possible…

Telle que se déroule la crise, le capitalisme financier est le grand vainqueur ! Il a empoché ses bonus et il fait payer ses pertes par les contribuables et, s’ils refusent, comme une inflation va se déclencher, par les consommateurs et les épargnants…

Ce n’est pas la croissance qui m’inquiète le plus : nous avons une telle richesse collective que c’est un problème de justice sociale, pas de croissance…

Je souhaite un capitalisme financier véritablement au service de l’industrie et aussi au service des plus pauvres (80 % de la population de la planète n’ont pas accès à la banque). La microfinance constitue le vrai avenir du système financier mondial et les banques y trouveront des terrains d’aventure beaucoup plus intéressants et éthiques.

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