26.02.2009

90 000 demandeurs d'emploi supplémentaires

Un nouveau record a été atteint en janvier avec 90 200 demandeurs d'emploi supplémentaires. Les perspectives pour les prochains mois s'annoncent tout aussi sombres.

On peut se demander pourquoi le gouvernement n'infléchit pas davantage sa politique, notamment en revenant sur ses décisions antérieures : suppression des exonérations sur les heures supplémentaires, suppression du bouclier fiscal.  

Le retour de la réduction du temps de travail

Les sommes ainsi dégagées pourraient être redéployées pour aider les entreprises à réduire le temps de travail. Il est en effet intéressant de constater que de nombreux experts économiques redonnent actuellement une seconde jeunesse à cette idée de réduction du temps de travail.

Former plutôt que licencier

De même, il est nécessaire de multiplier les efforts pour développer la compétence des salariés. Sur ce point, on est loin du compte : ainsi le fonds d'investissement social suggéré par la CFDT n'est pas suffisamment doté et le nombre de contrats aidés est très inférieur à celui de la fin des années 90.

20.02.2009

LES UMPerles

Les UMPerles ou le best of du pire de la majorité : les fausses vérités énoncées péremptoirement et démenties par les faits, les prédictions audacieuses mais totalement à côté de la plaque, les petites phrases assassines échangées entre « amis » du même parti… Les perles de l’UMP, recueillies au gré de l’actualité

« La politique de rupture de Nicolas Sarkozy a été engagée à contretemps et à contresens , cherchant à imposer en France un modèle qui a fait faillite outre –Atlantique»

Dominique de Villepin, dans un entretien accordé à La Tribune, le 11 février 2009

« Si vous n’aimez pas les réformes, c’est que vous ne les avez pas compris (sic) »

Frédéric Lefebvre, porte parole de l’UMP, cité par Marianne 2 le 11 février 2009.

« On ne sous-estime pas la crise en Guadeloupe, mais il se trouve qu’on croule déjà sous les problèmes »

Éric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique dans Le Figaro du 10 février 2009

« Après avoir quitté le PS, ce n’est pas l’UMP que Besson devait rejoindre. C’est au Front national qu’il devrait adhérer »

Jean Pierre Grand, député UMP cité par Marianne 2 le 8  février 2009, alors que le ministre de l’immigration et de l’identité nationale propose de régulariser provisoirement tout sans-papier qui dénoncerait ses passeurs.

« Les gens se révolteront et ils auront raison »

Nicolas Sarkozy, le 5 février 2009 lors de l’émission Face à la crise.

« On sent poindre partout une révolte des classes populaires et des classes moyennes contre des inégalités de rémunération qui ont atteint des niveaux jamais vus depuis le XIXe siècle »

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, dans l’édition du 23 janvier 2009 du Figaro.

19.02.2009

Il n'y a toujours pas de plan de relance

Aux annonces du sommet social faites par Nicolas Sarkozy, nous observons que les 2,5 milliards qui vont être mobilisés, c'est moins que le total de l'impact du bouclier fiscal (1,6 millard) au profit des plus riches et des exonérations des heures supplémentaires qui permettent aux entreprises de se séparer des intérimaires et des CDD au moindre coût (plus de 2 milliards).

Ce qui importe dans un plan de relance de la consommation c'est qu'il atteigne le seuil qui lui permet d'avoir un impact sur l'économie. Et ce n'est pas ces 2,5 milliards d'euros distribués de façon dispersée qui vont amener ce choc."

Ce plan a moins le mérite de montrer que le gouvernement change de discours, la mobilisation doit continuer pour qu'il y ait enfin un véritable plan de relance.

18.02.2009

La situation aux Antilles est extrêmement grave

13.02.2009

Le service public de la santé en danger

Réponses aux critiques sur le contre plan de relance des socialistes

Affiche agir contre la crise.jpgLa relance par la consommation profiterait aux entreprises étrangères

La crise ne serait pas une crise du pouvoir d'achat et de la consommation

Le plan proposé par les socialistes creuserait les déficits

Un retour aux vieilles recettes
Cliquez sur ce lien, pour lire les réponses des socialistes>>Argumentaire.pdf 

07.02.2009

Conseil municipal du 6/02 : des orientations budgétaires qui ne répondent pas à la crise

Au menu du conseil municipal : les orientations budgétaires de la ville de Lavaur pour 2009
Mr Carayon présente les projets d'investissements de la majorité municipale pour 2009, dont on peut retenir ici les points principaux :

- la voirie, avec 50 % de dépenses supplémentaires pour cette année ;
- la réalisation d'une cuisine scolaire et d'un restaurant au centre scolaire des Clauzades, ces travaux permettant de libérer des espaces pour des classes supplémentaires.
- des équipements sportifs, notamment une salle polyvalente au Clauzades avec une partie musculation.
- et... cerise sur le gâteau, le transfert de la mairie - pardon de l'hôtel de ville - au tribunal. Les premières données financières, distillées au compte-gouttes, sont de nature à alimenter des craintes sur le gouffre financier que ce tranfert va creuser.
A ceci s'ajoutent des tas d'études sur des tas de projets : aménagement du 2ème étage de la médiathèque, jardin du Plô....

Les interventions et les propositions des conseillers municipaux de la liste de gauche "Vivre sa Ville"

Alerte sur l'emploi : 25 % des emplois supprimés dans une grande surface Vaurééenne...
Au nom des conseillers municipaux de gauche, Xavier Parent constate que face à la crise profonde qui touche un nombre croissant de Vauréenns, la majorité municipale ne bouge pas, n'évolue pas, fait comme avant avec des projets qui datent.

Sur le front de l'emploi, on ne peut pas partager l'optimiste du maire : une grande surface récemment créée a réduit ses effectifs de 25% ; nous attendions l’arrivée de 150 emplois portés par l’unité dermatologique Pierre Fabre sur la communauté de commune, nous apprenons par la presse que celle-ci sera à Soual...

Face à une situation économique difficile, il faut un budget orienté sur la création d'emplois, mais aussi vers l'efficacité sociale. Seulement voilà, la démarche d’investissement proposée par la mairie n’est pas volontariste : elle n’est qu’un exercice de rattrapage d’opérations recyclées du mandat précédent.

Les contres orientations budgétaires la liste Vivre sa Ville

L'état de la voirie à Lavaur : une bombe à retardement pour les finances de la ville

- Accentuer les efforts sur la voirie dont l'entretien a pris un tel retard à Lavaur que c'est une bombe à retardement budgétaire. Tant d'économies ont été faites sur la voirie pendant toutes les années de gestion Carayon que la situation en devient critique, y compris en termes de sécurité. Il faudra investir des millions pour revenir à une situation normale.  A cela s'ajoute l'éternel problème du contournement de Lavaur.

- S'attaquer au problème du manque de logements à des prix abordables à Lavaur : création d'une OPAH (rénovation de l'habitât ancien), faire venir à Lavaur les bailleurs sociaux pour construire de nouveaux logements. L'objectif est d'atteindre 200 logements construits ou rénovés sur 5 ans.

- La construction d'un nouveau groupe scolaire, imposé par l'évolution de la démographie.

- Une piscine intercommunale.

- Un moratoire sur les augmentations tarifaires des cantines, du centre de loisirs, de la médiathèque

De plus, nous préconisons un budget de résistance mais aussi un budget d'exigence dans le domaine du développement durable qui devrait être au coeur des décisions engageant notre ville. Nous souhaitons que Lavaur soit éco-exemplaire dans son fonctionnement et la gestion des ses moyens, notamment en évaluant l’impact environnemental de toutes les décisions prises par le Conseil Municipal.

Oui Monsieur le maire, ces objectifs sont pour les Vauréens plus importants
que le futur gouffre financier de votre nouvelle mairie de prestige.

Le cri d'alarme de Thierry Guindani

On espère que le cri d'alarme de Thierry Guindani sur les dangers que présente l'état de la voie de circulation entre deux supermarchés de Lavaur sera entendu. Rien n'est moins sûr tant la municipalité est en retard sur cette question. 

Par ailleurs, Thierry propose que les travaux des conseillers municipaux, notamment dans les commissions, utilisent davantage les outils internet afin de faciliter les échanges et de faire des économies d'envois postaux. Cette proposition de bons sens sera sans doute retenue.

Les orientations budgétaires de la mairie sont-elles bâties sur du sable ?
Pourquoi sommes-nous une des rares villes de France a avoir un débat d'orientations budgétaires sans propositions de ressources ?

Tout va très bien Madame La Marquise en termes de financements, chante Mr Carayon. Et pourtant, les menaces sur les finances locales ne manquent pas : les caisses de l'état sont vides et sont, du reste, plus orientées vers les banques que vers les collectivités locales. Les versements de l'Etat aux communes vont au mieux stagner dans les trois prochaines années. Les entrées fiscales liées aux transactions immoblières sont en forte diminution... et Mr Sarkozy annonce la fin de la taxe professionnelle qui alimente les budgets communaux. La fameuse avance de TVA, c'est tout simplement reculer pour mieux sauter, 2 ans après.

Resserrement budgétaire donc.

De plus, les fameuses enveloppes parlementaires et les subventions obtenues par "l'entregent" du maire seront-elles du même niveau avec l'extrême rigueur budgétaire qui va succéder aux plans de relance ? En d'autres termes, ne faudrait-il pas un plan B reposant sur des prévisions budgétaires en phases avec la crise actuelle ? C'est d'autant plus grave que le niveau de l'endettement de notre commune est très élevé. On peut d'ailleurs s'inquiéter : la commune n'a-t-elle pas fait appel à des produits financiers dangereux (produits structurés)  pour réduire provisoirement et artificiellement son taux d'endettement ? 

Aux questions posées par Pierre Bangi sur les ressources, pas de réponse précise du Maire : tout va très bien....

Pour conclure, les orientations budgétaires de la mairie sont décalées par rapport à la situation économique actuelle. Des risques de dérapages financiers sont de plus en plus probables, des opérations de prestige nous coûteront cher... alors que l'état de la voirie va devoir mobiliser des sommes importantes pendant des années.
Notre vigilance s'impose, et nos capacités de propositions doivent être utiles à Lavaur.  Télécharger l'intégralité de l'intervention de Xavier Parent 

10:25 Publié dans b) LAVAUR ACTU | Commentaires (0)

06.02.2009

Sarkozy : face à la crise, je continue, je ne change rien, ou presque

Absence de réponses à l'attente sociale de millions de français.

Il est frappant de constater que le grand libéral qu'est le Président avoue aujourd'hui qu'il y a un problème dans la répartition des richesses au détriment des travailleurs, que le capitalisme a besoin d'une régulation forte et que l'avidité et les visions à court terme des décideurs nous ont conduit dans la "plus grande crise économique du siècle".

Est-il juste que les moins responsables et les plus démunis soient les plus frappés par cette crise ?

Il aussi frappant de constater que cette conversion reste au niveau des mots :

- Aucune mesure n'est annoncée pour répondre à l'attente sociale. Quelques pistes sont suggérées, à discuter entre les partenaires sociaux. Mais on sait d'avance que le patronat va jouer une course de lenteur, même sous la menace d'une prise de décision des pouvoirs publics en cas d'échec des négociations.

- La fin annoncée de la taxe professionnelle favorisera les entreprises tout en étranglant les collectivités locales, et au final les français paieront l'addition d'une façon ou d'une autre.

- Pas de nouveau plan de relance alors que tous les économistes s'accordent à dire que le plan de relance actuel est insuffisant.

- Pas de remise en cause du paquet fiscal pris en début du quinquennat qui est vraiment le contraire de ce qu'il faut faire aujourd'hui. On a déjà traité ici de l'aberration des heures supplémentaires. Il faut  ajouter le bouclier fiscal qui limite l'impôt des  français les plus riches. Or on sait que les mesures prises pour atténuer les effets de la crise coûteront fort cher aux contribuables. Qui va payer ?

Hier soir, Nicolas Sarkozy s'est livré à son exercice favori : l'auto-satisfaction en ajoutant cette fois que son job était dur, et compassion oblige, que c'est toutefois moins difficile pour lui que pour les millions de familles dont les fins de mois sont difficiles. Effectivement Mr le Président ! C'est pourquoi, il faut continuer à se mobiliser pour infléchir votre politique.

04.02.2009

Conseil municipal vendredi 6 Février

Venez soutenir vos conseillers municipaux de gauche lors du conseil municipal du 6/02 à 17 H 30
A l'ordre du jour : débat d'orientations budgétaires

La crise impose de nouvelles priorités

Face à la crise qui pénalise une majorité de Vauréens (baisse du pouvoir d'achat, coût du logement élevé, chômage de masse...), il est nécessaire de construire de nouvelles priorités budgétaires pour notre commune.

Exemple : est-il raisonnable de mettre autant d'argent dans le tranfert de la mairie au tribunal ?
Il y a sans doute de meilleurs investissements à faire dans la période en termes de services au Vauréens et d'emplois.  

15:09 Publié dans b) LAVAUR ACTU | Commentaires (0)

03.02.2009

Les 1000 projets : beaucoup d'esbrouffe pour peu d'effet

Le Premier Ministre a annoncé ce matin, dans le cadre d’un comité interministériel pour l’aménagement et le développement du territoire exceptionnel, les 1000 projets du plan de relance, présenté par le Président de la République le 4 décembre.

Le Parti socialiste n’a pas critiqué la volonté du gouvernement d’accélérer les grands projets d’aménagement du territoire.

Cependant, au vu des annonces effectuées, la présentation du Premier Ministre s’apparente plutôt à un énième effet de communication. L’impact sur la croissance en 2009 des projets annoncés sera extrêmement faible. Pour la plupart, ces projets étaient déjà prévus. L’Etat ne fait donc qu’honorer des engagements pris précédemment, fait du neuf avec du vieux, ce qui est largement insuffisant pour relancer la croissance.

De plus, comme l’a déjà signalé le Parti socialiste, pour la plupart, les mises en chantier ne débuteront qu’en 2010 voire 2011, et il est donc faux de dire qu’elles auront un effet important sur l’activité en 2009. Ce sont des investissements nouveaux et à effets immédiats qui doivent être mis en place, notamment dans les hôpitaux et pour le logement social, comme l’a proposé le Parti socialiste dans son contre-plan de relance (construction de 300 000 logements sociaux, rénovation des bâtiments hospitaliers, investissements en matériel…).

Le Parti socialiste condamne l’absence de tout « pacte de relance» avec les collectivités locales qui effectuent pourtant près de 75 % de l’investissement public. Les annonces les concernant sont soit factices, comme la restitution des 2,5 milliards d’euros que l’État devait aux collectivités territoriales, soit insuffisantes, comme l’augmentation du Fonds national d’aménagement et de développement du territoire, mesure qui compense à peine les sous-budgétisations prévues dans la loi de finances initiale pour 2009.

Enfin, le Parti socialiste rappelle que pour être efficace, compte tenu de la nature de la crise, le plan de relance doit marcher sur ses deux jambes : l’investissement, notamment public via les collectivités territoriales, et le pouvoir d’achat : revalorisation immédiate de 3% du Smic, aide immédiate de 500 euros aux bénéficiaires de la PPE et des minima sociaux, baisse de 1 point du taux normal de TVA…

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